Voile huméral

Dès l'Antiquité païenne, il est d'usage de se couvrir les mains pour recevoir ou donner un présent à l'empereur  ou à un dignitaire. Ce geste est passé naturellement dans les usages chrétiens pour tenir ou transporter le pain eucharistique, puis plus tard les reliques insignes. C'est un rectangle de soie qui se porte sur les épaules. Il s'attache sur la poitrine par une agrafe ou des rubans et couvre les mains. Il en existe trois sortes. Celle du sous-diacre à la messe solennelle prend la couleur du jour. Celle que l'officiant utilise pour le Saint-Sacrement est de même forme mais toujours de couleur blanche et ornée. Le prêtre et le diacre l'utilisent pour transporter le Saint-Sacrement, pour processionner et bénir avec le ciboire ou l'ostensoir. Pour bénir avec un reliquaire de la Vraie Croix, on peut utiliser un voile de couleur rouge. Ce peut être aussi un voile léger, généralement sans ornement, dont les acolytes couvrent leurs épaules et avec lequel ils saisissent les insignes pontificaux du prélat qu'ils assistent. Il se nomme alors vimpa.