Dalmatique & Tunique

  • Dalmatique

C'est le vêtement liturgique du diacre. Sous l'antiquité et dans l'Empire Romain, la dalmatique est portée par les civils entre le vêtement de dessous et la tunique en lin. Originaire de Dalmatie, ce vêtement permet de distinguer la classe aisée. Au IVe siècle, il est adopté par l'évêque de Rome et ses diacres qui le concèdent au siècle suivant à quelques évêques et diacres, comme une marque d'honneur. A partir du IXe siècle, l'usage de la dalmatique se généralise, devenant l'attribut du diacre et de l'évêque, ce dernier la gardant sous la chasuble. Elle se présente comme une ample chemise à larges manches, couvrant les genoux. Au cours du XVIIe siècle, les manches s'ouvrent en ailerons tombant sur les épaules. Le mouvement néo-gothique redonne à la dalmatique et à la tunique leur forme médiévale, fermée sur les côtés, descendant jusqu'au milieu de la jambe et avec de vraies manches. Elle se porte toujours sur l'aube, sauf à la messe pontificale où les chanoines diacres et sous-diacres la prennent sur le rochet, comme le font à Rome, les cardinaux-diacres.

  • Tunique

C'est le vêtement liturgique du sous-diacre. Elle se présente, comme pour la dalmatique, avec des manches plus étroites et plus longues ; mais bien souvent on ne note pas la différence entre la tunique et la dalmatique.

  • Dalmaticelle et Tunicelle

Le Caeremoniale episcoporum signale que l'évêque porte la tunique et la dalmatique entre l'aube et la chasuble, pour marquer la plénitude de son sacerdoce. Par commodité, ces deux vêtements sont taillés dans une soie légère et sont désignés sous le nom de tunicelle et dalmaticelle. Ils présentent des manches fermées. Les bords sont soulignés par un galon d'or. La tunicelle est légèrement plus longue que la dalmaticelle. La couleur est celle prescrite par les rubriques liturgiques. Le motu proprio Pontificalia insigna du 21 juin 1968 ne maintient que l'usage de la dalmaticelle.