Chape

Ce vêtement recouvre entièrement le corps, descendant jusqu'aux talons et s'ouvrant par devant. Il s'attache sur la poitrine par une patte d'étoffe. Il a la même origine que la chasuble, utilisé pour le voyage et les jours de pluie. Au IXe siècle, il devient un vêtement exclusivement clérical, utilisé par l'office choral. Sa forme et son usage se fixent à la fin du Moyen Age en distinguant deux types : le type choral, resté souple nommé cappa sericea qui devient la chape, et le type liturgique, à l'usage des clercs entourant le ministre célébrant, vêtement qui devient rapidement rigide, orné de broderies et d'orfrois. A partir du XVIe siècle, sa forme se fixe en un hémi-disque, ornée sur le côté rectiligne. Un chaperon en demi-cercle, reliquat du capuce de la chape chorale est attaché dans le dos. C'est le vêtement ordinaire des clercs faisant le service de l'autel sans célébrer. Il prend la couleur liturgique du jour. Le prêtre le revêt pour l'aspersion, les offices solennels, les processions, les enterrements et absoutes puis la bénédiction du Saint-Sacrement. L'évêque prend la chape pour toute fonction liturgique qui n'inclut pas la célébration de l'Eucharistie ; il a le privilège de la fermer par un formal.